Mars 2026 : revue mensuelle des marchés financiers et perspectives
- 10 mars
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Le marché du travail américain a confirmé les bons chiffres de décembre au mois de janvier. Les créations d’emplois surprennent fortement (+130 000 vs +70 000 att.), portées par un secteur privé (+172 000) qui a plus que compensé un nouveau recul de l’emploi public (-42 000). Si les chiffres des payrolls doivent toujours être pris avec précaution car soumis à des révisions parfois considérables, le sentiment de stabilisation de l’emploi est aussi le fruit d’un nouveau recul du taux de chômage (4,3% vs 4,4% att.) et de salaires très résilients (+3,7% a/a vs +3,6% att.). De plus, tout au long du mois de février, les inscriptions au chômage restent au plancher (+220 000 en moyenne sur 4 semaines au 21.02).
La croissance donne aussi de plus en plus de signes d’accélération. Si le PIB du T4 2025 (+1,4% t/t annualisé) n’a pas été à la hauteur des attentes, il a été fortement pénalisé par le shutdown, le trou d’air dans les dépenses du gouvernement coûtant près d’un point de PIB. En revanche, deux moteurs de la croissance repartent de plus belle en février. D’abord, le rebond remarquable d’un ISM manufacturier de retour à son meilleur niveau depuis plus de 3 ans (52,6 vs 48,5 att.) signale que le cycle d’investissement IA, se diffuse dans le tissu industriel américain.
La production suit, progressant de +2,4% a/a. Les commandes de biens durables hors défense et transports se maintiennent au-dessus de +4% a/a.
Ensuite, les données d’enquête indiquent que le consommateur commence à renaître de ses cendres. L’indice de confiance du Conference Board se redresse enfin (91,2 vs 87 att.), empruntant le chemin suivi par l’enquête de l’Université du Michigan (56,6 après 56,4) depuis décembre. Les niveaux restent déprimés mais ils constituent une réaction enthousiaste à des « tax refunds » un peu plus juteux cette année que de coutume (90-100 milliards de dollars, soit 0,3% du PIB).
Un début de dégel du marché immobilier ravive aussi les espoirs. Il est permis par le retrait des taux moyens sur les mortgages à 30 ans sous les 6%.
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