Février 2026 : revue mensuelle des marchés financiers et perspectives
- hledit
- il y a 33 minutes
- 2 min de lecture
Le mois de janvier a été marqué par des tensions géopolitiques extrêmement élevées. Les Etats-Unis en ont été les grands protagonistes, orchestrant un changement de régime au Vénézuéla, et menaçant le Groenland et l’Iran. Si l’administration Trump a fini par retirer les droits de douane brandis vis-à-vis de plusieurs pays européens, elle continue sa guerre commerciale : un accord a été trouvé avec Taiwan pour diminuer les taxes de 25% à 15% en échange d’un nouvel accroissement des investissements dans des usines de semi-conducteurs. Elle continue aussi à vilipender ses partenaires commerciaux, tels que l’Inde, qui importerait encore trop de pétrole russe, ou la Corée du Sud, qui tarderait à respecter les engagements pris lors du tour de négociations commerciales de l’automne.
Sur le plan intérieur, l’économie américaine envoie des signes d’accélération cyclique. L’ISM des services s’envole à 54,4 (vs 52,3 att.), un plus haut depuis octobre 2024. Les PMIs Flash confirment ce message positif (Composite : 52,8). Le relèvement de la croissance du PIB du T3 de 4,3% à 4,4% rappelle que cette belle dynamique avait commencé dès l’été dernier. Elle est plus que jamais portée par les investissements dans l’IA et les datacenters (Commandes de biens durables hors transport et défense : +4,5% a/a).
La perception de la santé du consommateur américain continue à être radicalement différente en fonction de l’approche adoptée. Qui faut-il croire : hard ou soft data ? Les chiffres tirés d’enquêtes sont déprimés, parfois abyssaux, comme l’indice de confiance du Conference Board (84,5 vs 90,9 att.) qui tombe à son plus bas depuis plus d’une décennie. Cependant les données « dures » se révèlent nettement meilleures : les ventes au détail progressent de 0,4% m/m (groupe de contrôle) et le taux d’épargne se replie à 3,5%. Un point bas qui n’avait pas été atteint depuis plus de trois ans et suggère que le consommateur moyen n’a, en moyenne, pas peur du lendemain.
Lire la suite de l'article ⬇️



