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Novembre 2025 : revue mensuelle des marchés financiers et perspectives

  • hledit
  • 4 nov. 2025
  • 2 min de lecture

Bien que l’effet sur la croissance de ces blocages politiques soit historiquement assez limité (les fonctionnaires mis au chômage sont ensuite réembauchés et payés), le millésime 2025 se distingue déjà par sa longueur puisqu’il pourrait, dès début novembre, devenir le plus long de l’histoire en devançant celui de 2019, long de 35 jours. Surtout, les agences responsables de la publication des principaux chiffres macroéconomiques (BLS, BEA notamment) sont à l’arrêt. Le rapport sur l’emploi de septembre et la croissance du PIB au T3 n’ont donc toujours pas été publiés fin octobre. 


Dans ce contexte de « dépendance aux données sans données », la Réserve fédérale a décidé de baisser ses taux de 25 pb pour une deuxième fois consécutive, ramenant le taux cible des Fed funds entre 3,75% et 4,0%. Si la décision était largement attendue, la question était celles des indices qui allaient l’accompagner. Ceux-ci se sont révélés plutôt hawkish. Un membre du FOMC (Jeff Schmid) s’est distingué en s’exprimant pour le maintien des taux. Cela laisse apparaître des divisions entre gouverneurs qui devraient devenir encore plus évidentes lors de la réunion de décembre. Plus important encore, Powell a avancé que la poursuite de l’assouplissement monétaire n’était pas encore acquise, « loin de là ». La décision d’octobre s’inscrit encore dans une approche de « gestion des risques » puisque la priorité est toujours donnée à l’emploi sur l’inflation depuis cet été. Mais à mesure que la politique monétaire devient plus accommodante, il devient de plus en plus difficile de justifier de nouvelles baisses. Au moment où nous écrivons ces lignes, les marchés n’estiment plus qu’à 70% la probabilité de voir la Fed baisser ses taux en décembre (contre près de 100% avant la réunion d’octobre). 


La croissance américaine a très bien entamé le quatrième trimestre (PMI Flash Composite : 54,8 vs 53,9 att.) malgré les incertitudes politiques. Le GDPNow de la Fed d’Atlanta indique une croissance du PIB de +3,9% t/t annualisé au troisième trimestre. L’inflation a aussi offert une bonne surprise (CPI : +3,0% vs +3,1% att., Core CPI : +3,0% vs +3,1% att.). Les prix des services hors logement ont décéléré (+3,7% après +4,0%) et l’inflation des biens est restée assez stable (+1,5% après +1,5%), ce qui suggère que les droits de douane ne sont pas entièrement payés par les consommateurs. Si leur confiance recule (Université du Michigan : 53,6 après 55,1, Conference Board : 94,6 après 95,6) l’effet de richesse engendré par la belle avancée des marchés actions alimente un certain optimisme. 


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