Août 2026 : revue mensuelle des marchés financiers et perspectives
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Dernière mise à jour : il y a 2 jours
Aux Etats-Unis, l’activité économique a continué sur sa bonne lancée et l’inflation a surpris à la baisse, ce qui a permis à la Réserve fédérale de maintenir ses taux. Cependant, les tensions restent vives, le choc énergétique et la fonction de réaction de la banque centrale restant deux grands points d’incertitude.
Les données de croissance sont restées très convaincantes tout au long du mois, ce qui commence à devenir une habitude. Les ISM sont bien ancrés en territoire d’expansion (ISM Manufacturier : 53,3, ISM Services : 54), soutenus par des indices de nouvelles commandes optimistes (respectivement : 56 et 55,1). Cela devrait continuer à soutenir l’investissement des entreprises. L’accélération des commandes hors défense et transports est moins impressionnante en juin (+0,3% m/m) qu’en mai (+2,4% m/m) mais le rythme annuel (+9,5%) est digne des précédentes phases de forte poussée industrielle (2017 et 2021). Les PMIs flash confirment cette histoire, l’indice composite (53,6) remontant même à son meilleur niveau depuis novembre dernier. Du côté du consommateur, le choc énergétique n’a pas des conséquences aussi néfastes qu’on ne le redoutait au début du choc énergétique. Les ventes au détail progressent de +0,2% m/m (comme att.), le groupe de contrôle de +0,5% m/m (comme att.). Le ralentissement du PIB au deuxième trimestre (+1,5 % en rythme annualisé, contre +2,1 % attendu) tient principalement à la contribution négative du commerce extérieur (les importations ayant progressé plus rapidement que les exportations) et au recul des dépenses publiques. La demande privée est, en revanche, restée solide, avec une hausse de +3,2 % de la consommation et de +3,0 % de l’investissement.
L’emploi a affiché un visage un peu moins étincelant que précédemment, dans un rapport sur l’emploi que nous qualifierons de « bruité ». Les créations d’emplois déçoivent largement (NFP +57 000 vs +115 000 att.) et les chiffres de mai sont révisés de -74 000 postes. Cependant, la moyenne de créations d’emplois NFP cette année reste à 92 000/mois (soit bien plus que 10 000/mois en 2025). Sectoriellement, il est étonnant d’avoir constaté une baisse de -61 000 emplois dans le secteur de l’hôtellerie/restauration au moment où les Etats-Unis accueillaient la Coupe du monde de football. Le principal signe de faiblesse était peut-être davantage dans le chômage, qui recule de 4,3% à 4,2% mais pour de « mauvaises » raisons dans la mesure où l’on a constaté un regain de sorties du marché du travail chez les chômeurs. Mais là aussi, la qualité des données invite à une certaine circonspection : la forte baisse de la participation au marché du travail des 25-54 ans, de 83,9% à 83,3% est assez énigmatique.
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