top of page
Rechercher

Septembre 2026 : revue mensuelle des marchés financiers et perspectives

  • il y a 1 jour
  • 2 min de lecture

Dans un climat marqué par une grande incertitude sur la conduite de la politique monétaire et par de fortes tensions sur les taux longs, la conférence de Jackson Hole a pris une importance considérable. Soyons clairs, Kevin Warsh n’a pas été bien plus disert que depuis son arrivée au poste de président de la banque centrale.

Néanmoins, les marchés retiendront de son discours qu’il ne juge pas que les derniers chiffres d’inflation soient suffisants pour ramener la tendance vers les 2%.

En effet, l’inflation PCE du mois de juillet s’est maintenue à +3,7% a/a et l’inflation sous-jacente à +3,3% a/a. Une grande partie de la différence avec un CPI moins persistant (+3,4% a/a et sous-jacent : +2,5%) vient des services de santé (+3,0% a/a dans le PCE contre 2,5% dans le CPI) et des services financiers (+9,2% a/a contre +1,8%). Par conséquent, les marchés voient un resserrement de la politique monétaire plus rapide, la probabilité de hausse de taux pour septembre remontant à 60%. L’incertitude reste donc très forte.


A priori, le marché du travail ne devrait pas accentuer le défi inflationniste auquel la Fed est confrontée.

Les effectifs salariés se contractent en juillet (NFP : -23 000 vs +80 000 att.) et les deux rapports précédents ont été révisés à la baisse de -103 000. Cela fait ressortir une tendance incontestable au ralentissement des créations d'emplois depuis le mois de mars. La révision préliminaire annuelle des NFP a également abaissé de 79 000 l’estimation du niveau de l’emploi salarié en mars 2026.

Autre signe de ralentissement, les salaires horaires moyens marquent encore un coup d’arrêt (+3,2% a/a vs +3,5% att.). Ces éléments peuvent toutefois être nuancés. Premièrement, la contraction de l’emploi en juillet a été largement le fait d’une brutale diminution de l’emploi public (-53 000).

Plus important, le chômage a encore diminué. Il se replie à 4,1% (vs 4,2% att.). Il est essentiel de noter que, contrairement au mois précédent, cette diminution n’est pas principalement due à un abandon de recherche d’emploi des chômeurs (en net, plus d’inactifs deviennent chômeurs que de chômeurs ne se retirent de l’activité.) Il ne s’agit donc pas d’une « mauvaise » baisse du chômage et elle peut contrebalancer, dans une certaine mesure, le ralentissement des créations d’emplois.


Lire la suite de l'article ⬇️



 
 
bottom of page