top of page
Rechercher

Juillet 2026 : revue mensuelle des marchés financiers et perspectives

  • il y a 20 heures
  • 2 min de lecture

« Si vous avez compris ce que je viens de dire, c’est que je me suis mal exprimé ». 

Cette phrase emblématique du regretté Alan Greenspan, décédé le 22 juin dernier à l’âge de 100 ans, restera dans les mémoires de tous les participants de marchés qui ont vu le discours des banquiers centraux prendre une gigantesque influence dans la formation des anticipations. Mais bien qu’il eût préféré une banque centrale bien moins bavarde, le nouveau président de la Réserve fédérale, Kevin Warsh, s’est montré assez direct dans ses intentions à l’occasion de son retour à la Fed, quinze ans après. 


Si la banque centrale a maintenu ses taux (3,50-3,75%), le discours de Warsh a donné la priorité au rétablissement de la stabilité des prix sans aucune ambiguïté. Le FOMC a montré une vraie unité dans cette direction, dans la mesure où le biais accommodant est désormais complètement oublié. Ainsi, la Fed revoit sa prévision d’inflation sous-jacente à +3,3% (après +2,7%) pour cette année. Par conséquent, la médiane des dot plots n’indique plus une baisse mais un relèvement des taux d’ici à la fin de l’année. L’aplatissement de la courbe des taux et le renforcement du dollar suite à cela suggèrent que le marché accorde une sérieuse crédibilité à Kevin Warsh.


S’il n’a pratiquement pas été question du marché du travail pendant la conférence de presse post-FOMC, c’est parce que l’emploi américain va bien. Les créations d’emploi dépassent allègrement les attentes en mai (+172 000 vs +85 000 att.), et les chiffres de mars et avril sont corrigés de +93 000 emplois. Selon l’enquête NFP, l’économie américaine a déjà créé plus de 500 000 postes cette année contre à peine plus de 100 000 en 2025. Le chômage sort à 4,3%, pour la quatrième fois en cinq mois cette année. Il y a donc une vraie amélioration de l’emploi depuis début 2026, en particulier sur les trois derniers mois. Cela contribue largement à soutenir la consommation, qui aurait pu flancher dans un contexte de forte hausse des prix de nombreuses dépenses contraintes. Les dépenses de consommation personnelles réelles se redressent de +0,3% m/m en mai après un passage à vide en avril (0% m/m). L’indicateur de confiance des consommateurs de l’Université du Michigan rebondit à 49,5, un niveau toujours bas, mais qui suggère que le pire appartient au passé.


Lire la suite de l'article ⬇️



 
 
bottom of page