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Avril 2026 : revue mensuelle des marchés financiers et perspectives

  • il y a 6 jours
  • 2 min de lecture

Après seulement un mois, la guerre israélo-américaine en Iran commence à susciter un choc énergétique susceptible de faire dérailler l’économie mondiale de la trajectoire de croissance largement anticipée pour 2027.


La quasi-fermeture du détroit d’Ormuz, les destructions d’infrastructures pétrolières et gazières et les difficultés rencontrées par l’administration américaine pour apporter une solution rapide aux hostilités ont amené le directeur de l’Agence internationale de l’énergie à parler du pire choc énergétique de l’histoire. Jusqu’ici, la perte de plus de 10 millions de barils par jour a été compensée par un intense recours au pétrole « sous sanctions » russe (et iranien !) stocké en mer ainsi qu’aux réserves stratégiques de pétrole et par l’utilisation de pipelines permettant à l’Arabie saoudite et aux EAU d’exporter une partie de leur production depuis des terminaux ne nécessitant pas le passage par le détroit.

Un autre facteur essentiel a limité la hausse des cours du brut pendant la plus grande partie du mois : le gouvernement américain a fourni des efforts herculéens afin de réussir à laisser espérer que le conflit ne durerait pas trop longtemps tout en ponctuant ses promesses d’un flou que l’on qualifiera de stratégique. Un succès pour le WTI, qui n’a franchi les 100 dollars qu’en fin de mois. Moins pour le Brent, qui a dépassé les 115 dollars et les références du Moyen-Orient se sont envolées bien davantage. Les signes de fortes tensions sur les marchés physiques pourraient rapidement amener la stratégie de l’exécutif américain à ses limites. 


La perspective de voir des prix énergétiques élevés pendant longtemps menace donc la belle dynamique de croissance de l’économie américaine, encore évidente dans des ISM manufacturier (52,4 vs 51,8 att.) et services (56,1 vs 53,5 att) dont les enquêtes avaient été réalisées avant le conflit. Même chose pour les ventes au détail qui commençaient à se redresser (Groupe de contrôle : +0,3% m/m vs +0,2% att.).

Les données issues d’enquêtes menées en mars mettent la rupture en évidence. L’indice des attentes des consommateurs de l’enquête de l’Université du Michigan retombe de 56,6 à 51,7, accompagné d’anticipations d’inflation à un an en hausse de 3,4% à 3,8%. L’inflation CPI de février avait aussi réussi à se maintenir sur ses plus bas depuis 2021 (ensemble : +2,4% a/a, sous-jacent : +2,5%). Mais avec le choc, l’OCDE annonce qu’elle pourrait remonter à 4,2% cette année. 



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