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Juin 2026 : revue mensuelle des marchés financiers et perspectives

  • il y a 12 heures
  • 2 min de lecture

Aux Etats-Unis, le mois de mai a été placé sous le signe de l’inflation. Plus que jamais, les données de prix reflètent les conséquences de la hausse de nombreuses matières premières engendrée par la guerre en Iran.

Surtout, ces chiffres économiques inquiétants ont tranché avec des pourparlers qui ont semblé aller vers un déblocage de la situation sur le théâtre des opérations au Moyen-Orient. L’inflation énergétique s’installe peu à peu dans le système économique et financier américain.

Le PCE bondit à +3,8% a/a. L'inflation PCE sous-jacente lui emboîte le pas (+3,3% a/a). Les effets conjugués de l’envolée des prix des carburants (biens non durables : +4,9% a/a), des droits de douane résiduels (biens durables : +3,4% a/a) et la fin du « retour à la moyenne » des prix des loyers (logement : +3,4% a/a) présagent d’une inflation persistante ces prochains mois.

Les prix à la production accélèrent sensiblement, eux aussi (+6,0% a/a vs +4,9% att.). Cela se retrouve dans des taux d’emprunt hypothécaires à 30 ans au plus haut depuis août demier (6,7% fin mai).


Cependant, à la différence de l’Europe, l’inflation n’est pas un frein majeur à la croissance américaine. Ou du moins pas encore. Les données d’activité sont restées de bonne facture tout au long du mois. La croissance industrielle est propulsée par le cycle d’investissements dans l’intelligence artificielle.

L'ISM Manufacturier se stabilise en zone de croissance (52,7 vs 53 att.). Il se trouve entre 52 et 53 depuis quatre mois, ce qui tranche avec le manque de vigueur des trois années précédentes. Il faut aussi noter que l’industrie pétrolière américaine répond à la hausse des cours de I'or noir par une explosion de ses exportations de brut et de produits (plus de 9 millions de barils/jour en avril) avec, en plus d’un déstockage massif (SPR : -19 millions de barils entre le 1" et le 15 mai), un rebond du nombre de puits en activité (de 408 & 429). Du côté des services, malgré une légère décélération par rapport au point haut de février à 56,1, l'ISM reste bien ancré en zone d'expansion (53,6 vs 53,7 att.).

Cette belle tenue des principaux indicateurs de croissance est concomitante de la poursuite de l’amélioration des conditions du marché du travail. Pour la troisième fois sur quatre depuis le début de l’année, l’économie américaine dépasse largement les attentes du consensus en matière de créations d’emplois (+115 000 vs + 62 000 att.). L’ajustement monétaire de la fin de l’année derniére continue à porter ses fruits.



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